Le centre socioculturel du Soleil Levant

LE CENTRE SOCIOCULTUREL DU SOLEIL LEVANT


Texte extrait de : Il était une fois la Crémetterie

Ecrit par les journalistes Xavier QUIMBRE et XXX et publié dans l’encart ‘’Ma Ville’’ de Ouest France, du 8 novembre 2001 à octobre 2002 Articles découpés et conservés par Georges MERIAU

C’est en 1965 le premier centre socioculturel ouvert à Saint Herblain.
Au début il avait essentiellement des activités médico-sociales. On y trouvait également un club du troisième âge. Petit à petit des animations se sont développées.
Paul Légère a été un des premiers animateurs à y travailler. Il était alors animateur au bourg de saint Herblain.
A la fin des années 70 Daniel Praud a été embauché en tant qu’éducateur, Françoise Sire s’occupait du secrétariat.
Le centre était de petite taille, un préfabriqué servait de bibliothèque. Il tournait beaucoup autour du prêt de livres et d’associations de consommateurs, telles que la Confédération du Logement et du Cadre de Vie (CLCV) et la Confédération Syndicale des Familles (CSF).
L’association les Vikings, qui a disparu, participait à la vie du centre; elle s’occupait des sports nautiques et disposait de plusieurs bateaux sur l’Erdre.
Comparé aux centres socioculturels de la Bernardière et du Sillon, implantés dans des quartiers neufs, le centre socioculturel de la Crémetterie était fréquenté par une population plutôt âgée dans les années 60.
Dans les années 70, avec les agrandissements successifs du centre de la Crémetterie, il est fréquenté par davantage de jeunes. Vers 1978-79 on assiste à l’extension, pour le club ‘‘Belle humeur’’, de ce qui est maintenant le hall du centre et qui était auparavant une simple salle.
En 1988, la salle principale (salle Saphir) est construite. Auparavant, toutes les manifestations avaient lieu à l’étage, dans l’actuelle salle de danse.
Le peu d’espace disponible n’empêchait pas l’organisation de spectacles de qualité. Ainsi des artistes comme Hélène et Jean François, ou Patrick Couton et Fisher se sont produits au Soleil Levant.
Daniel Praud, le premier animateur du centre, issu du mouvement ouvrier, s’occupait de la programmation.
Nadine Pierre a succédé à Daniel Praud, premier responsable du centre socioculturel du Soleil Levant. Elle est arrivée en 1981 au centre en tant qu’animatrice, Françoise Sire est arrivée quelque temps après, également en tant qu’animatrice. Quant à Gilles Gabellec, responsable en 2002, il est arrivé en 1989 pour remplacer Françoise.
Un an après, le centre de la Crémetterie est rebaptisé centre du Soleil Levant, en reprenant le nom du lieu dit proche. Ce changement d’appellation marque alors la volonté du CSC de s’ouvrir à un ensemble d’habitations recouvrant, non seulement le quartier de la Crémetterie, mais également ceux de Preux et du Tillay.
Aujourd’hui, l’annexe Condorcet relevant du Soleil Levant, laisse augurer l’existence future d’un centre au Tillay. Ce qui entrainera un recentrage de l’actuel centre sur la rue de la Blanche sur les quartiers de Preux et de la Crémetterie.
Dans cet élan du début des années 90, reflété par le changement de nom, le centre a vu ses activités se diversifier et sa fréquentation augmenter de moitié; d’une quinzaine
d’animateurs leur nombre est passé à soixante. Le centre a alors pris une autre dimension.
En 1989, le centre comptait entre 600 et 650 familles adhérentes. Un chiffre qui a doublé dans les années 90. La modification des horaires du personnel de ménage et l’ouverture du centre, tard le soir, explique en partie cette augmentation.
L’ouverture tardive a facilité l’arrivée de nouvelles activités. elle a aussi permis d’organiser régulièrement des spectacles et des temps forts comme le festival des Hivernales et celui des Scripturales.
Du coup, les activités régulières se trouvaient comme fixées sur une colonne vertébrale, elles s’intégraient et s’associaient à une dynamique nouvelle générée par ces temps forts. cette situation donnait sa particularité au Soleil Levant en même temps qu’elle dessinait un certain modèle de centre socioculturel.
Autre caractéristique du centre : la fidélité de nombreuses personnes aux instances de décision. Plusieurs d’entre elles sont restées vingt ans au conseil d’administration. Souvent issues de la classe ouvrière, elles défendaient leur mouvement associatif. Que ce soit à la bibliothèque, au conseil d’administration, dans les commissions Tillay, le centre de la rue de la Blanche a permis à des Herblinois de s’investir durablement dans les instances.
Aujourd’hui le centre laisse le soin aux différentes associations de quartier de prendre en charge une partie de leur animation.
Des associations comme La passerelle de Preux, La Mongolfière (située au Tillay) ou Mieux Vivre à la Crémetterie ont un rôle important à jouer en matière de lien social. On observe, en outre, l’organisation croissante de petits évènements, eux aussi créateurs de lien, telles les fêtes de rue ou d’écoles.
Selon Gilles Gabellec, responsable du centre depuis 1989, on tend toujours davantage vers des micro-organisations de la vie citoyenne et festive, le centre étant le lieu de
rassemblement lié à des activités et à une vie sociale. C’est également un lieu de mémoire, c’est à dire où l’on se rappelle qu’on y a fait de la danse ou de la peinture, qu’on y a vu tel spectacle, qu’on a été au club du troisième âge et qu’on y a rencontré telle personne.
Il est important que les ateliers soient liés ou associés à des évènements qui participent à l’histoire d’un quartier.

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