Boulevard Charles Gautier : le passé

 

LE BOULEVARD DE LA BAULE

Une pénétrante de lagglomération nantaise qui évolue, évolue

et d’ailleurs change de nom!

 

DANS LE PASSE :

C’était lune des deux routes principales de Saint-Herblain vers Nantes, lune menant au bourg et celle-ci reliant Nantes au bourg de Saint Étienne de Montluc en direction de Saint-Nazaire, via Savenay. Peu de gens à l’époque envisageaient dy prendre le chemin de la Baule, ce n’était pas encore la mode des bains et des maisons de bord de mer.

Pendant longtemps ce fut le CD 101 qui rejoignait Nantes à la hauteur de la propriété des Dervallières à l’endroit qui est devenu le rond-point Abel Durand (ex-place des Châtaigniers, où sont-ils passés?).

Côté Nantes (à gauche de la rue de la Contrie) c’était lemplacement dun des octrois de la périphérie (supprimés globalement le 1er janvier 1944 dans cette ville) et de sa bascule, avec en face le café de loctroi.

Côté Saint-Herblain, à environ 200 mètres sur la gauche, le café/épicerie de la Maison Blanche était une halte pour les ouvriers en retour de leur travail, un arrêt de car (réseau rétabli fin 1945) et un lieu de festivités, certains dimanches.

Le long des premiers kilomètres de cette route il ny avait que quelques maisons échelonnées dont les plus récentes avaient été construites par des familles ouvrières nantaises avant et après la seconde guerre.

Tout le reste était voué de longue date à l’agriculture.

 

L’URBANISATION APRÈS GUERRE :

Elle débuta par le choc de larrivée en 1948/49 des 210 logements (environ) en baraquements installés à la Crémetterie, à cheval sur la rue de l’école actuelle et ce, pour les sinistrés des bombardements en 1943/44 du cœur de Nantes.

24 autres logements en baraquements furent installés en 1951/52 sur ce qui est devenu la place du marché et le square de la Crémetterie.

Les besoins de logements devenant pressants ce sont les réseaux quil fallut installer et développer en premier car les constructions isolées, même récentes, ne disposaient que de puits et il fallait passer à une autre échelle.

L’eau arrive en 1955 pour desservir le chemin du Tertre qui doit être élargi et retracé.

Le 27 juillet 1956 le conseil municipal de Saint-Herblain fait mention dun emprunt pour le projet de la pose dune canalisation de fort diamètre qui traversera dEst en Ouest le territoire de la commune suivant le tracé de la Rd 101. Cela permettra dalimenter la partie Nord de la commune, située au sud de la route de Vannes, dont le développement démographique est très rapide.

Les égouts : en 1957 cest le prolongement du collecteur de la Chézine.

jusquau chemin du Massacre.

En 1964 cest au tour du chemin du Tertre d’être équipé d’un collecteur.

Les voiries avaient fait lobjet de travaux de mise en état dès l’après guerre suivis de quelques élargissements de chaque côté du CD 101. Il faut dire que ce qui subsistait était en très mauvais état.

En 1959 la construction des HLM a débuté sur le site des Dervallières et acessité la réalisation par les Ponts et Chaussées du boulevard du Massacre, bientôt suivi vers 1963 de celui du boulevard du Tertre.

Le 6 septembre 1963 le conseil municipal de Saint-Herblain donne un avis défavorable, tout en admettant lutilité (trouvant le projet incomplet et insuffisant, pour, entre autres, un manque de dessertes locales), au projet des Ponts et Chaussées de remplacer le CD 101 sur 4758 mètres à partir des Châtaigniers par une pénétrante formant à terme une déviation de la RN 165 et ce, avec seulement 3 carrefours aménagés permettant une circulation traversante.

Le conseil réserve son opinion sur l’utilité de cette voie tant que la rocade de ceinture ne sera pas réalisée.

Après de longues négociations cela débouchera sur le boulevard de la Baule actuel, avec certes plus de traversées, mais elles se sont révélées insuffisantes et difficiles.

C’est alors que disparurent le café de la Blanche et quelques vieilles maisons, laissant la place à cet axe très fréquenté, agrémenté de larges bordures de verdure.

Le Conseil Municipal du 19 avril 1968 donne son accord à l’avant projet d’aménagement de la place des Châtaigniers, et ce pour un coût de 714 000 Fr. dont la prise en charge sera : 40% par le département, 40% par Nantes, 20% par Saint-Herblain.

Bien sûr il ne faut pas oublier la mise en service du périphérique nantais terminé en 1994 et qui coupe le boulevard à la porte d’Armor.

Il nest pas toujours facile de traverser ce boulevard que ce soit à pieds ou en voiture malgré des petits rond-points à la hauteur de la rue de la Blanche et des aménagements réalisés pour protéger mieux les piétons à la hauteur du magasin Carrefour.

L’éclairage public débute dans les environs en 1952 et commence à se développer en 1958 par l’entreprise SPIE.

Les constructions suivirent à grands pas.

Les baraquements de la Crémetterie furent remplacés par un lotissement de 314 pavillons, leur construction s’échelonnant de 1953 à 1964.

Des lotissements divers remplirent très vite la plupart des espaces libres. Les terres des anciennes grandes propriétés, déjà mitées par quelques constructions isolées vont être vendues ou préemptées par la municipalité afin de construire des lotissements et services.

Ce furent entre autres la Garotterie, le Tillay, le Village Expo et celui de Preux qui s’établit de 1978 à 1982 le long du boulevard de la Baule en se protégeant, vu sa proximité, par une butte de terre boisée et un tampon végétal.

Une première tour hertzienne appartenant à Télédiffusion de France, assez vite remplacée par une seconde encore plus haute, vint en 1957 dominer le secteur afin de transmettre la télévision et des télécommunications du haut de ses 97 mètres au dessus du sol, cet emplacement étant choisi pour la hauteur créée par le sillon de Bretagne, une veine rocheuse longeant la Loire et posant quelques difficultés aux constructeurs qui sy frottent.

Une zone artisanale sinstalla à proximité du périphérique dans le prolongement du Tillay jusqu’à la proximité de la porte d’Armor.

Les commerces locaux ne suffisant plus, ce sera en 1969 louverture de deux grandes surfaces : le centre Leclerc boulevard du Tertre et Escale à proximité du carrefour des Châtaigniers, qui deviendra Euromarché, puis Carrefour.

Les services n’existaient pas encore et devenaient indispensables à proximité de ces nombreux habitants.

Ce sera le centre socioculturel du Soleil Levant (du nom du site) le premier de Saint-Herblain par son ouverture en 1965.

Un centre médical avec quelques médecins spécialistes vint sinstaller en 1976 face au parking bas de Carrefour.

Les écoles se multiplient alors quil ny avait que l’école publique de la Crémetterie et l’école privée catholique Saint Jeanne d’Arc de la Contrie.

Un regroupement de plusieurs cliniques nantaises est venu former en plusieurs étapes la polyclinique que nous connaissons :

Novembre 1993 sur 15000 m2 : Vignard, Saint Jean et Texier Lévesque.

2002 : Notre Dame de Grâces sur un total de 31 700m2.

La polyclinique envisage de sagrandir sur les friches existant entre elle et le boulevard avec larrivée future de Saint Augustin.

Fin 2007- début 2008 la maison de retraite des Bigourettes (EPHAD) sest installée à son tour tout près du boulevard, au 6 allée Claude Bernard.

LES POINTS DE REPÈRES :

Le nom de ‘’la Baule’’ qui change pour celui de ‘’Charles Gauthier’’, ancien sénateur (maire de Saint-Herblain de 1989 à sa mort en juin 2014) qui a porté le projet.

La porte d’Armor à l’Ouest, une entrée de Nantes, un point important du périphérique nantais.

La place Abel Durand à l’Est, du nom d’un ancien sénateur; une place appelée préalablement des Châtaigniers, un nom encore utilisé par beaucoup d’utilisateurs.

Une grande tour hertzienne côté Sud.

La polyclinique de l’Atlantique côté Nord.

 

 

Daniel Porcheret

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