Le premier projet de pénétrante Ouest 1961/1972

 

Plan de 1856

 

Plan de 1949

La réalité des lieux en 1955 :

 

 

En décembre 1954, Michel Chauty, maire de Saint-Herblain, se félicite d’un article de journal qui lui permet de présenter la grande urbanisation qui s’annonce sur la commune, comme sur l’agglomération nantaise.

Un nombre très important de réalisations s’annoncent en équipements divers, voiries et logements.

Sur le plan associé à l’article nous pouvons voir esquissées les implantations qui nous intéressent comme : un centre commercial, une autoroute, des ZIL, ZUP, ZAD, ZDS, un langage abstrait que les habitants vont découvrir peu à peu !

La commune est passée de 4 678 à 7 636 habitants de 1936 à 1954 et avec les 777 logements de la ZUP qui sortiront de terre en 1965 c’est un peu l’emballement des chiffres car il est prévu un peu plus loin de passer de 12 000 à 54 000 âmes de 1962 à 1975 !

Ce sera donc beaucoup d’acquisitions de terrains nécessaires, avec, s’il le faut, des expropriations.

 

 

 

 

 

 

Puis arrivent les premiers tracés
Des esquisses de tracé des ingénieurs de la DDE, de 1966 à 1971.

 

Puis ce sont les décisions

Dans un premier temps la municipalité de Saint-Herblain est favorable.

Mais les choses ne sont pas si simples car le Maire de Saint-Herblain, qui est d’accord avec le projet global, réagit dans un second temps, car il constate que les dessertes locales ne sont pas assurées par un tracé qui coupe en deux la commune sans des traversées indispensables.

 

 

 

 

 

Le centre social de la Crémetterie en construction est l’objet d’un article

qui détaille aussi des écoles, des équipements sportifs, le futur centre commercial, la zone verte autour de la Chézine à protéger des envies d’installation de lotissements.

Construction du csc Crémetterie

 

 

Prévision de la place des Chataigners

La notice explicative du dossier d’inscription fait apparaître les points suivants :

  • Le schéma global de voirie rapide de l’agglomération nantaise est approuvé le 25 juillet 1967.

  • La voie rapide des quartiers ouest est déclarée d’utilité publique le 16 avril 1969.

  • L’enquête parcellaire s’est déroulée du 21 mars au 30 avril 1970.

  • Les terrains sont quasi tous achetés.

  • Le projet a été étudié pour une vitesse de référence de 140 km/h sauf pour la zone du contournement de Sautron où elle est réduite à 80 km/h.

  • Il est prévu une voie rapide de catégorie D à 2 fois 2 voies, sauf la partie finale qui serait élargissable à 2 fois 3 voies de la Barrière Noire sur Couëron aux Châtaigniers.

  • Les estimations de l’augmentation du trafic sont de l’ordre de + 10% par an.

  • Le coût de l’opération est estimé à 22 MF et comprend : les acquisitions de terrains (pour 8 MF), les travaux de la 1ère phase et les diffuseurs, avec un coût moyen kilométrique de 3 MF.

  • Le financement sera réparti à 60% pour le département et 40% pour l’état.

  • L’aménagement entre la place des Châtaigniers et la Rousselière, section qui supporte le trafic le plus important, particulièrement de poids lourds, pourrait être réalisé à partir de janvier 1972 ; le contournement de Sautron débuterait au 3ème trimestre 1971 pour une livraison à l’été 1972.

 

 

 

Les raisons de ces nouveaux tracés tiennent au développement de Nantes qui a déjà fait l’étude de son ouverture à l’Est au moyen d’une pénétrante; ce qui lui permet de se tourner vers le développement de l’Ouest.

En effet Nantes, devenu la capitale de la Région, constitue avec Saint-Nazaire la métropole d’équilibre des Régions de l’Ouest avec 600 000 habitants.

Cela explique la tendance de Nantes à se développer vers l’Ouest avec des ramifications sur les communes environnantes.

Saint-Herblain, situé à 8 km de Nantes, a vu sa population en progression rapide depuis quelques années ainsi que l’implantation d’activités commerciales et industrielles, génératrices d’emploi.

Par exemple l’installation de la grande surface Escale (un magasin de la chaîne Prisunic), près des Châtaigniers, a suivi celle de Record (issu de Decré), installé route de Vannes à l’automne 1969.

Un complexe hospitalo-universitaire dit ‘’Hôpital Nord’’ doit être installé plus loin, assez près de la future voie rapide Ouest.

 

 

Situation géographique et économique

 

 

Inauguration du tronçon Sautron/Châtaigners

 

Le 24 nov. 1972 le préfet de région, M. Grollemund, accompagné due Mr Reverdy directeur de la DDE, d’André Morice maire de Nantes et de M. Gillardin maire de Couëron, a inauguré les 4 km du premier tronçon de cette voie rapide dans la direction de Nantes, le sens inverse n’étant réalisé que l’année prochaine.

L’absence du maire de Saint-Herblain, représenté par un adjoint, correspond aux interrogations exprimées par celui-ci vis à vis des implications de cette pénétrante sur les quartiers riverains.

La veille avait été mise en service le D7 qui allant d’Orvault à Saint-Herblain rejoint la ZUP de Bellevue.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite il est question de la pénétrante à créer, partant des Châtaigniers au travers de la ville de Nantes, ce qui n’est pas une mince affaire car il s’agit de traverser une ville déjà construite et ce, pour un développement urbain et circulatoire mal défini.

 

 

Tracé global ville de Nantes

 

 

 

On voit dans le texte les hésitations entre différentes propositions ou choix concernant les tunnels, les diffuseurs pour les entrées et les sorties, le tracé possible pouvant aller rejoindre l’île Gloriette et la place du Commerce avec un tunnel ou un viaduc devant le CHU et même devant e Champ de Mars en tunnel!

Et là ce n’est plus le même coût car l’on parle de 20 700 000 Fr pour les expropriations et de 290 250 000 Fr pour 700 m de tunnel, 1 500 m de viaduc, 4 000 m de bretelles, 1 500 m de voies nouvelles, le tout avec éclairage.

 

 

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